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Quand les acteurs collaborent pour favoriser la sécurité routière en Nouvelle-Zélande

Le gouvernement central et les entreprises privées, dont W.D.M. Limited, ont uni leurs forces pour réaliser la première enquête dans le monde qui évalue les distances de freinage sur les routes de gravillons néo-zélandaise.

Le projet de l’Agence Néo-Zélandaise des Transports (NZTA), mené par WSP Opus avec le soutien de la police néo-zélandaise et du conseil municipal d’Upper Hutt, cherchait à évaluer si la fonte et le déplacement de bitume pendant les périodes de forte chaleur engendrait des problèmes de sécurité.

Peter Cenek, directeur du WSP Opus Project, explique que quand le liant bitumeux se ramollit sous l’effet de la chaleur, il adhère aux pneus des véhicules et s’étale sur les routes, générant des traces de roue noires.

« Cela nous préoccupe car la matière déplacée recouvre la surface des gravillons et crée une surface lisse – qui crée une moindre résistance au dérapage. L’Agence Néo-Zélandaise des Transports a voulu évaluer l’impact du déplacement de bitume ramolli sur le revêtement en gravillons sur la sécurité des automobilistes. »

Après des expériences en laboratoire au centre de recherche de WSP Opus à Petone, une enquête de terrain de trois jours a été réalisée dans la Whitemans Valley/Mangaroa Valley, dans la zone de Upper Hutt.

John Donbavand, le principal conseiller en matière de chaussée de l’Agence Néo-Zéalandaise des Transports, explique que le résultat des tests a tiré la sonnette d’alarme.

« Nous avons déterminé que le bitume étudié était bien plus glissant qu’habituellement, par temps humide et par temps sec. Les tests ont aussi révélé l’efficacité des systèmes d’anti-blocage des roues (ABS) pour permettre aux véhicules de freiner plus rapidement. La plupart des voitures utilisées en Nouvelle-Zélande ont maintenant l’ABS, mais ce n’est pas le cas des motos et, comme l’ont montré les tests, les motos n’utilisant pas l’ABS peuvent prendre plus de deux fois la distance de freinage pour s’arrêter », dit-il.  

Donbavand affirme que ce type d’étude sur les motos n’a jamais été réalisée auparavant et qu’il s’agit d’un excellent exemple de la manière dont le gouvernement central et local et les entreprises privées peuvent travailler ensemble pour contribuer au bien public.

L’Agence Néo-Zélandaise des Transports et la police néo-zélandaise sont toutes deux déterminées à améliorer la sécurité et l’éducation des automobilistes, particulièrement pour les motos.

Les images capturées par des GoPro et des drones pendant les tests sur le terrain seront utilisés par la police néo-zélandaise et par les écoles de conduite pour motards, comme Passmaters en Nouvelle-Zélande, pour l’entraînement des conducteurs.

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A propos des tests

Les mesures en laboratoires ont été faites au centre de recherche de WSP Opus et avaient pour but de déterminer dans quelle mesure l’effet antidérapant d’une surface de gravillons varie en fonction de l’épaisseur du film de bitume qui la recouvre.

Cette information a été utilisée pour déterminer l’épaisseur du bitume pour les tests sur le terrain.

Les tests sur le terrain ont porté entre autre sur le temps entre le freinage et l’arrêt avec ABS et sans ABS sur :

  • les surfaces présentant des gravillons sans couche de bitume (base de référence)
  • les surfaces présentant des gravillons avec une épaisse couche de bitume, ce qui serait le pire scenario

Le conseil municipal d’Upper Hutt a accepté que les tests soient réalisés sur une section de 400 mètres de Gorrie Road dans la Whitemans Valley/Mangaroa Valley dans la région d’Upper Hutt.

Pendant les tests, deux véhicules – une voiture de police et une moto d’auto-école – ont accéléré sur une distance de 50 mètres pour atteindre 50km/h et, en arrivant sur la zone de test, ont freiné soudainement jusqu’à l’arrêt complet de leur véhicule.

Ces tests de freins ont été réalisé par temps sec et humide, la décélération pendant la manœuvre de freinage étant enregistrée en continu par le système informatique de performance de freinage Vericom VC4000 de WSP-Opus. Les distances entre le freinage et l’arrêt et les valeurs moyennes et maximales de frottement entre le pneu et la route obtenues seront utilisés pour améliorer la conception des revêtements des routes et leur entretien. Elles seront aussi utilisées pour valider les reconstitutions et modélisations utilisées par la police néo-zélandaise et par les enquêteurs pour reconstituer les conditions dans lesquelles se déroulent les accidents.

Les mesures d’anti-dérapage des sections test ont aussi été réalisées avec les dispositifs d’enquête WDM® SCRIM®, habituellement utilisés pour déterminer le niveau d’anti-dérapage des autoroutes néo-zélandaises. Ces mesures ont été comparées avec les résultats du freinage d’urgence en conditions de pluie pour établir si leur sensibilité au film de bitume était comparable à celle du pneu en cas de freinage intense. 

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